San Franciso, 2018.
J’ai traversé la nuit et le brouillard. J’ai regardé à travers les fenêtres des autres pour relativiser, pour m’émerveiller, pour sortir de ma propre condition.
Je suis allé visiter ma tombe, c’était joyeux. J’ai marché de 8h à 20h chaque jours, jusqu’à avoir mal de partout. J’ai photographié sans relâche, j’ai crapahuté, je me suis perdue. J’ai observé les autres et relativisé.
J’ai voulu faire des choses, mais il n’y a que l’instinct qui fonctionnait. J’ai dormi de longues nuits, écouté en boucle les mêmes chansons, parlé un peu aux inconnus mais pas trop.
J’ai senti l’air des grands, me suis défoncé dans un parc, rencontré des hippies et je me suis senti seul dans le vent. Le vent est toujours le meilleur est réconfort.
Dans une semaine je vais revoir mon frère, je me suis arrêté dans cette ville pour souffler avant cette épreuve. Mais c’est le sommeil et le brouillard qui m’ont engloutit.